amateurisme ou archaÏsme?
Une procédure d'appel d'offres est en cours pour déterminer le futur visage des transports maritimes entre Corse et Continent. Il s'agit d'une question primordiale pour l'avenir de notre île.
Mais cette procédure classique, strictement règlementée et censée garantir une appréciation rigoureuse de l'intérêt général recèle des choses surprenantes:
- des entreprises soumissionnaires qui se déchirent et contestent la procédure en la portant déjà devant les tribunaux;
- Un Président de l'assemblée régionale qui a déjà fait son choix, avant même l'analyse des offres, et qui s'en vante;
- Des forces politiques qui jouent sur les mots pour faire du Service Public le paravent de leur démission collective ( car après tout le service public n'est pas sur la sellette puisqu'il est justement question de le déléguer);
- L'Etat qui cherche, au plus haut niveau, à orienter la procédure alors qu'il doit seulement en contrôler la légalité ( il est vrai que le succès de la candidature SNCM est une condition de la privatisation de cette société)...
Bref, on sent que cette affaire est mal engagée et qu'elle n'est pas traitée avec tout le sérieux que son importance et sa sensibilité semblent pourtant exiger.
Le Capital, le Gouvernement, le Parti, la Compagnie amie, l'Histoire même, ... beaucoup de choses peuvent expliquer ce jeu malsain et les libertés prises avec le Droit.
Mais l'intérêt général semble absent des considérations de nos représentants. On connaît déjà le résultat de leurs travaux - baclés ou biaisés -: la Collectivité Territoriale ( et avec elle le contribuable) va payer plus, l'usager va payer plus et le service n'évoluera guère.
Et l'amateurisme se double d'archaïsme. car ce dossier des transports maritimes aurait mérité une large consultation démocratique, des expertises poussées et partagées, des réunions de concertation nombreuses. Il aurait mérité des élus régionaux qu'ils assument leurs responsabilités, qu'ils s'ouvrent à la société plutôt que d'obéir à Paris et de redouter Marseille;
Cette voie démocratique était la seule pour engager un vrai développement économique tout en préservant l'équilibre social et intégrer collectivement les contraintes de la légalité tout en se donnant des marges d'appréciation et d'action nouvelles.
Il n'y aura de réformes que dans cette voie démocratique.
Mais cette procédure classique, strictement règlementée et censée garantir une appréciation rigoureuse de l'intérêt général recèle des choses surprenantes:
- des entreprises soumissionnaires qui se déchirent et contestent la procédure en la portant déjà devant les tribunaux;
- Un Président de l'assemblée régionale qui a déjà fait son choix, avant même l'analyse des offres, et qui s'en vante;
- Des forces politiques qui jouent sur les mots pour faire du Service Public le paravent de leur démission collective ( car après tout le service public n'est pas sur la sellette puisqu'il est justement question de le déléguer);
- L'Etat qui cherche, au plus haut niveau, à orienter la procédure alors qu'il doit seulement en contrôler la légalité ( il est vrai que le succès de la candidature SNCM est une condition de la privatisation de cette société)...
Bref, on sent que cette affaire est mal engagée et qu'elle n'est pas traitée avec tout le sérieux que son importance et sa sensibilité semblent pourtant exiger.
Le Capital, le Gouvernement, le Parti, la Compagnie amie, l'Histoire même, ... beaucoup de choses peuvent expliquer ce jeu malsain et les libertés prises avec le Droit.
Mais l'intérêt général semble absent des considérations de nos représentants. On connaît déjà le résultat de leurs travaux - baclés ou biaisés -: la Collectivité Territoriale ( et avec elle le contribuable) va payer plus, l'usager va payer plus et le service n'évoluera guère.
Et l'amateurisme se double d'archaïsme. car ce dossier des transports maritimes aurait mérité une large consultation démocratique, des expertises poussées et partagées, des réunions de concertation nombreuses. Il aurait mérité des élus régionaux qu'ils assument leurs responsabilités, qu'ils s'ouvrent à la société plutôt que d'obéir à Paris et de redouter Marseille;
Cette voie démocratique était la seule pour engager un vrai développement économique tout en préservant l'équilibre social et intégrer collectivement les contraintes de la légalité tout en se donnant des marges d'appréciation et d'action nouvelles.
Il n'y aura de réformes que dans cette voie démocratique.

5 Comments:
amateurisme, certainement, mais on commence à s'y habituer. archaisme, c'est probable et ça dure, de façon inquiétante. Mais comment va-t-on se sortir de cette difficulté ci. Et comment éviter un effet boule de neige ?
On croyait être sauvés des vieux démons et avoir à nouveau de l'avenir.
Alors que les initiatives privées se multiplient et que jamais les habitants de l'ile n'auront été aussi imaginatifs et dynamiques , les combines politiques viennent tirer une balle dans le pied des citoyens qui n'aspirent qu'à une chose: être mis sur un pied d'égalité dans la course économique mondiale.
Avec ce nouveau monopole d'Etat en partenariat avec des grands groupes privés spécialistes des marchés publics, les habitants de Corse, qui souffrent déjà des carences de l'Etat de droit, se retrouvent pris au piège du racket institutionnalisé.
La Corse va t elle encore rater le train de la modernité, enfermée dans ses archaïsmes? car je ne crois pas qu'il s'agisse d'amateurisme. Nos élus sont même des professionnels lorsqu'il s'agit de ne rien faire, de briser les initiatives, d'empêcher le mouvement. Mais je conçois bien que le dossier n'ait pas été traité avec rigueur. après tout notre assemblée a tellement pris l'habitude de laisser faire le gouvernement central et de suivre. C'est dommage car les corses sont les premiers qui souffriront de mauvaises liaisons avec le Continent. Les autres, pauvres vacanciers pourront toujours se rendre en croatie, en tunisie, an asie. c'est moins cher et plus facile d'accès. Quel comble!
Et comment faire maintenant que l'on nous a engagé dans cette impasse. Je propose qu'on fasse circuler une pétition pour dire ce que la Corse attend comme transports. Il y en a marre qu'on nous fasse dire ce qui arrnge les autres. Il faut se soucier de notre développement collectif, de notre avenir et s'exprimer.
Coulons tous ces bateaux... et montons dans le train de la modernité: creusons un nouveau tunnel à Bastia!
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