Fascination n'est pas raison
La Corse aime la politique, celle des nobles idéaux pour lesquels s'enflammer, des grandes causes et des grands mouvements de pensée qu'elle sait accueillir ou même initier. Mais les Corses apprécient également les tactiques bien rodées, les manoeuvres habiles, les joutes électorales et les coups bien exécutés; et les hommes politiques, chefs de parti ou de clan notamment, hommes de pouvoir. Fascinés par leur aura et leur science politicienne, d'aucuns, chez nous, en oublient de juger leurs programmes, de confronter leurs desseins à nos belles idées et même à nos valeurs.
Nicolas Sarkozy a entraîné une grande partie de la classe politique insulaire sur cette voie. Pour la Droite, mais aussi pour de nombreux progressistes, il était l'ami de la Corse. Il se révèle désormais surtout l'ami de Georges Bush et des grands financiers. Son programme: la destruction des solidarités, le libéralisme le plus outrancier, l'autoritarisme,... que de maux pour la Corse! "Zébulon" s'oppose ainsi aux Lumières que la Corse a incarné et dans lesquelles elle se reconnaît encore.
Comment gérer alors ce rapport de fascination tandis que le discours se radicalise? Pour beaucoup, ici, c'est la "gueule de bois" assurée; à moins qu'ils ne sachent assumer une grande hypocrisie ou ne soient déjà résignés.
Espérons ensemble en un sursaut démocratique. Que les valeurs de Démocratie, l'humanisme, le débat sur les idées, l'esprit critique, bref la Politique l'emportent!
Nicolas Sarkozy a entraîné une grande partie de la classe politique insulaire sur cette voie. Pour la Droite, mais aussi pour de nombreux progressistes, il était l'ami de la Corse. Il se révèle désormais surtout l'ami de Georges Bush et des grands financiers. Son programme: la destruction des solidarités, le libéralisme le plus outrancier, l'autoritarisme,... que de maux pour la Corse! "Zébulon" s'oppose ainsi aux Lumières que la Corse a incarné et dans lesquelles elle se reconnaît encore.
Comment gérer alors ce rapport de fascination tandis que le discours se radicalise? Pour beaucoup, ici, c'est la "gueule de bois" assurée; à moins qu'ils ne sachent assumer une grande hypocrisie ou ne soient déjà résignés.
Espérons ensemble en un sursaut démocratique. Que les valeurs de Démocratie, l'humanisme, le débat sur les idées, l'esprit critique, bref la Politique l'emportent!

3 Comments:
Le danger est bien là et encore une fois on ne le sent pas venir en Corse, préoccupés que sont nos élites à amasser titres privilèges et places enviées. La politique des grandes idées a du plomb dans l'aile mais en Corse on semble s'en accomoder. A quand ce sursaut tant espéré? Lorsque ce système d'amitié et de complaisance arrivera au bout du rouleau? mais il sait survivre, s'adapter, se masquer. Non, le sursaut viendra avec le renouvellement des politiques et des hommes politiques. Le vrai renouvellement pas par la transmission héréditaire des charges.
Le sarkozisme de gauche, malheuresement ça existe. ça ne se fonde pas sur des valeurs, ç'est de l'opportunisme. Il faut que la gauche se rassemble et développe un projet de société vraiment réformateur.
Qu'il y ait des Sarkozy, des hommes et des femmes qui se construisent essentiellement une image de communication plus qu'un programme pragmatique et censé, je crois qu'il ne faut pas en être surpris. C'est la même là la marque d'une démocratie qui fonctionne bien. On peut d'ailleurs applaudir les performances de ces sophistes qui reposent sur des mots, des émotions exarcerbées, bref sur une manipulation. Cependant, ces sophistes, lorsqu'ils réussissent à se placer comme des candidats incontournables pour les médias et l'opinion publique, lorsqu'ils fascinent les citoyens et même les hommes politiques, c'est que notre démocratie souffre d'une maladie dégénérative. Celle qui ronge ses valeurs, qui ronge sa force et sa pérennité. Ce mal n'est pas inéluctable: il prend racine dans l'absence d'esprit critique. C'est à notre éducation nationale et aux gouvernants de développer chez l'homme l'apprentissage et la maîtrise de sa liberté d'opinion. C'est à l'éducation nationale de favoriser chez les citoyens le plaisir de la culture, la volonté de comprendre les problèmes de société et de se faire une idée. C'est aux gouvernants et au personnel politique de vivifier le débat, de l'élargir par la participation de tous. Enfin, notre République doit raffermir l'adhésion aux valeurs qui nous unissent, redonner un sens à la citoyenneté (autre que le consumérisme). Mieux, il faut créer le débat là où ont l'a oublié, bousculer les clivages débiles de nos sophistes, dire la vérité, toute la vérité, même celle qui peut choquer, enfin, exclure tout raccourci idéologique. Et c'est vrai, cela passe aussi par le renouvellement du personnel politique.
La démocratie a des règles du jeu qui permettent à des populistes ou des démaguogues de tout bord de s'illustrer, mais elle doit savoir aussi être adulte en responsabilisant ceux qui l'animent : les citoyens. C'est à cette condition que notre démocratie, notre République survivra.
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