7/24/2006

la fraternité mediterranéenne




De retour de la Maddalena, ville jumelle d'Ajaccio, j'ai voulu insister sur la nécessité des échanges humains, des rencontres, des projets communs en Méditerranée. L'actualité nous rappelle malheureusement que cet espace est gros de tensions, d'affrontements, de haine. Pourtant, de tous temps, la Méditerranée a été un lieu de respect; un respect né d'une certaine proximité et d'une conscience d'intérêts partagés. Comment reconstruire ce respect, cette confiance, ce destin commun? En multipliant les initiatives pour relever les défis qui sont communs à tous les peuples de la Méditerranée: développement, Démocratie, cohésion sociale, unité politique, sérénité face à l'avenir. C'était le sens de cette visite sur une île dont la proximité doit autant au tempérament des Hommes qu'à la géographie.Après 16 années d'un jumelage sympathique et familial, le temps est venu de travailler de façon plus opérationnelle. Dans le domaine de l'économie, du tourisme, de la plaisance, de l'éducation ou de l'environnement, les deux cités de la Maddalena et d'Ajaccio ont des projets à concevoir et à réaliser ensemble.C'est le défi à relever. Une telle coopération pourra avoir, alors, valeur d'exemple et représenter une force d'entraînement pour la Sardaigne et pour la Corse.

la victoire de la Démocratie

Le Président du Conseil Général de Corse du Sud a reculé; il renonce à mettre en vente le Chateau de la Punta. C'est la bonne nouvelle que nous avons appris quelques heures après notre petit-déjeuner politique consacré au sujet. Nul doute que la forte mobilistaion associative, citoyenne, politique à laquelle notre Think-tank a activement participé, a influencé cette décision. Nous avions justement voulu être en pointe dans ce domaine - et encore une fois avec un temps d'avance sur les autres - pour que la démocratie l'emporte. Mais pas seulement. Nous voulons aussi poursuivre la réflexion pour sauver durablement le Chateau. C'était l'objet du débat de mardi dernier. Alors, si la première bataille a été remportée, et même s'il faudra être attentifs aux suites de cette affaire, un important travail reste à accomplir. Nous devons obtenir que soient exécutés les travaux d'urgence pour la sauvegarde de ce patrimoine. Puis il nous faut continuer à inciter toutes les collectivités publiques concernées à se rencontrer et à ouevrer ensemble. Enfin, il convient de mettre en place un groupe projet pour identifier la destination du bâtiment la plus pertinente. Car nous savons qu'il ne peut y avoir de valorisation durabledu Chateau sans projet et sans utilisation. Et c'est à partir du projet que doit être traitée la question des partenariats ( quelle structure maître d'ouvrage, quels financements, quel mode opératoire, ... ?).

7/17/2006

pour débattre du fond

rendez-vous mardi 18 juillet, à 8 heures 30, au grand café Napoléon, à Ajaccio, pour un débat sur l'avenir du Château de la Punta, en présence de messieurs RUAULT et PINZUTI de l'association des amis du Château.

L'équipe de l'Esprit Démocrate a en effet décidé de consacrer son prochain petit-déjeuner politique, activité régulière de débat, à un échange sur l'actualité de cette richesse patrimoniale ( voir message "la grande braderie")et les projets qui peuvent être envisagées pour sa restauration.

merci e confirmer votre participation à espritdemocrate@voila.fr

7/08/2006

Sondage

Participez à notre sondage sur la loi littorale.

http://www.espritdemocrate.eu

Merci !

7/07/2006

sur une voie de garage

Sur une voie de garage, c'est peut-être l'avenir qui s'annonce pour la Corse, si l'on y prend garde.
En effet, les négociations ont débuté en vue de l'élaboration des programmes opérationnels européens qui doivent établir la répartition et la ventilation des crédits européens dans chaque région. Ces programmes interviendront, pour la période 2007-2013, en lieu et place des DOCUP. Ils doivent reposer sur une déclinaison régionale des stratégies communautaires. C'est à dire que les autorités locales concernées doivent elles-même élaborer une stratégie d'intervention qui soit en cohérence avec les besoins exprimés par leurs populations d'une part, et avec les grands objectifs européens et nationaux d'autre part. C'est bien là que la Corse est handicapée. Dans les instances régionales, point de vision stratégique de son avenir! Le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, document de référence quant aux politiques publiques à mener sur le territoire insulaire et véritable instrument de définition des politiques publiques, est élaboré dans le plus grand secret. Les quelques orientations révélées s'apparentes à un laisser-faire généralisé, à forte connotation marchande. Comment la Corse pourrait-elle alors imaginer le cadre de son action future? Où est la lisibilité de ses choix, nécessaire à toute contractualisation? Les mêmes questions se posent au sujet des futurs contrats Etat-Région ou de la deuxième tranche de mise en oeuvre du PEI.
Et si les sommes disponibles pour la Corse au titre des fonds structurels diminuent moins que nous pouvions le redouter, la sélectivité des projets potentiellement éligibles est malgré tout accrue. Aussi, plutôt que de se complaire dans le rôle de parent pauvre de l'Union européenne, la Corse devrait présenter une stratégie d'affirmation et rechercher un rôle que sa position centrale en Méditerranée l'incite à tenir.
C'est peut-être ce saut qualitatif que doivent opérer nos élus. alors, la Corse pourra s'engager sur une voie de progrès. Mais il faut pour celà regarder loin, écouter les acteurs du quotidien tout en traçant des perspectives. On est loin de la gestion à courte vue, de la résignation et des petits calculs.