9/18/2007

De l'audace politique:


Voilà plus d'une semaine maintenant que les médias, la presse quotidienne régionale notamment, s'acharnent sur Dominique de Villepin. Que lui vaut ce traitement particulier? Ce n'est pas la politique qu'il prône pour le Pays. Car lorsqu'il avait en charge la conduite des affaires de la France, les lignes éditoriales, bien que parfois critiques, étaient assurément plus clémentes. Mais aujourd'hui, on moque sa fascination pour Napoléon, on ne voit en lui qu'un essayiste occasionnel, bref, c'est un véritable tir de barrage.Peut-être espère-t-on ainsi plaire au Prince de l'Elysée. Oubliés les couacs ministériels, les reculades, les approximations,... Il faut courtiser et ne parler ni des vrais problèmes ni des fausses réponses. Et si Villepin est une cible c'est qu'il se place dans la position de l'insoumis, voire de l'opposant.Car l'opposition n'est pas fringante. A gauche: pas de proposition, nul projet, peu d'idées nouvelles et une stratégie dépassée. La ligne politique serait l'alliance avec les révolutionnaires et les gauchistes, éternels minoritaires et éternels vaincus. En guise de résistance, l'heure semble plutôt être à la résignation!

Or, pour espérer gouverner, il faut oser s'assumer comme gauche de gouvernement!

Le grand vainqueur de ce jeu, en définitive, c'est le Président qui asseoit son autorité sur tous les contre-pouvoirs. Quel triste sort!

On serait tenté de dire, comme un clin d'oeil à la grandeur politique: "de l'audace, toujours de l'audace!"