où est la gauche ?
Hier, le Conseil Général de la Corse du Sud élisait son exécutif. La tradition républicaine veut que le ou les camps minoritaires ( ceux qui composeront l'opposition au sein de l'assemblée sitôt l'exécutif nommé ) présentent des candidats pour tous les postes. Il s'agit de fixer le rapport de forces issu du vote démocratique et, dans la mesure du possible de constituer un contre-pouvoir ou même une alternative en vue des prochaines échéances. Bref, c'est le jeu démocratique. Mais en Corse, on semble préférer les combinaisons et l'opacité. en effet, la gauche n'a pas présenté de candidat à la Présidence du Conseil Général de la Corse du Sud.
Que cache cette décision? On s'était habitué à la confusion des genres. Dans les années 90, la droite dirigeait cette institution avec le renfort de la gauche. Puis dès 2001, c'était la gauche qui menait l'exécutif avec l'aval de la droite. Désormais, la gauche renonce même à se faire entendre au sein de la collectivité départementale. Peut-on imaginer quelque accord global concernant la gouvernance en Corse: pas de turbulences à la CTC, pas d'opposition au sein du CG2A; Mais en échange de quoi?
Il faut que la gauche se reprenne, cesse les manoeuvres et cherche à incarner une alternative crédible, réellement progressiste en se rassemblant.
Que cache cette décision? On s'était habitué à la confusion des genres. Dans les années 90, la droite dirigeait cette institution avec le renfort de la gauche. Puis dès 2001, c'était la gauche qui menait l'exécutif avec l'aval de la droite. Désormais, la gauche renonce même à se faire entendre au sein de la collectivité départementale. Peut-on imaginer quelque accord global concernant la gouvernance en Corse: pas de turbulences à la CTC, pas d'opposition au sein du CG2A; Mais en échange de quoi?
Il faut que la gauche se reprenne, cesse les manoeuvres et cherche à incarner une alternative crédible, réellement progressiste en se rassemblant.

8 Comments:
La rhumeur rapporte un accord secret entre Sego et le personnel de gauche de l'île pour un statu quo sur l'ile pendant le mandat présidentiel: pouvez confirmer ou infirmer cette information?
De tels accords seraient passés entre les candidats et les exécutifs régionaux.
Le cas échéant qu'en pensez-vous?
Scandaleux. ça fait des années que les clanistes nous jouent le même film et nous entraînent vers le fond. Et encore, ils prétendent aujourd'hui incarner le renouveau de la gauche, juste parce que les fils ont remplacé les pères. en guise de renouveau, ils vont monnayer leur soutien à l'appareil partisan, à Paris, contre une tranquilité, bref l'immobilisme. Il faut que la gauche en Corse se retrouve sinon nous revivrons 2004 où quelques uns ont empêché la victoire de la gauche acquise dans les urnes. AIo, il faut nous réveiller!
Tu as parfaitement raison "corsican" Mais tu devrais prendre garde, on va te faire le procès de ne pas être de gauche. car tu le sais bien, ces clanistes comme tu dis, ces pros de la combine politicienne, ce sont eux la gauche, les autres ne sont que des déviationnistes, nationalistes, libéraux, aventuriers irresponsables ou que sais-je encore. En réalité, il faut donner la parole à la population, la alisser s'exprimer librement, sans l'enfermer dans un clivage pré-fabriqué, aussi favorable à ces consevateurs qu'accrocheur pour la presse.
En fait, vous le dites avec les mots qui sont les votres, la gauche n'est pas pour l'immobilisme. il ne faut donc pas avoir mauvaise conscience lorsqu'on veut changer les choses. Le vrai clivage est entre ceux qui veulent faire de la politique autrement qu'avec les vieilles recettes et les vieilles familles et ceux qui s'accrochent à un pouvoir qu'ils n'exercent que pour une poignée de fidèles.Etre de gauche, c'est clairement se situer avec les premiers et refuser cette parodie de politique qui nous est offerte par la gauche au conseil général de la corse du sud. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui négocient leur soutien taciteà la droite, à l'assemblée de Corse. A ce petit jeu, ils sont les plus forts.
Nous avons besoin de tous les citoyens libres, modernes, progressistes, avides de changement pour faire gagner la gauche. les autres savent en réalité s'accomoder d'une droite aux affaires ( ce sont d'autres qui payent l'addition).
L'ESPRIT DEMOCRATE.
n'avez-vous pas peur de vous attirer les foudres de M renucci, associé cette "gauche du conseil général 2a"?
Je ne pense pas que Renucci puisse raisonnablement en vouloir à quiconque.
Le fait est que les habitants de l'île ont peur pour l'avenir de leurs enfants. Ils veulent que ça bouge et vite!!! Ils n'apprécierait pas plus qu'ils ne comprendraient que des accords secrets entre exécutifs locaux et nationaux (de gauche comme de droite)soient passés pour assurer pendant 5 ans le statu quo.
D'ailleurs, la démocratie ne pourrait se satisfaire de candidatures et de votes fixés à l'avance entre les grandes formations de l'ile. On ne veut pas d'un Yalta électoral sur l'ile et encore moins d'un 21 avril qui pourtant a fortement résonné en Corse notamment dans le sud...
Une telle situation de blocage et de "barbouzerie électorale" provoquerait une explosion des extrêmes (nationalistes et FN) et une multiplication des candidatures républicaines pour ceux qui sont attachés à la liberté de vote et à la démocratie.
Je suis un peu âgé maintenant mais je peux vous dire que si cette rumeur largement répandue dans les rues venait à s'avérer exacte et si rien ne bougeait dans les 5 ans qui viennent le résultat serait catastrophique même chez les vieux militants qui aiment trop la Corse et leurs enfants pour leur supprimer leur avenir et la Démocratie qu'ils ont défendue toute leur vie tellement elle est attachée et portée par le peuple de gauche.
Personnellement j'ai soutenu Renucci et je ne pense pas qu'il ferait une telle bêtise. Il connaît trop Jospin pour renouveller l'erreur du 21 avril 2002!
Nous ne savons pas si un tel accord est intervenu même si les attitudes ici et les apparences pourraient le laisser croire. Le conservatisme se niche parfois dans des endroits où on ne l'espère pas. Vraisemblablement Ségolène Royal a écouté les forces de gauche et, parmi elles, le PRG qui a fixé, au moment du dernier scrutin territorial, un rapport des forces à son avantage. Sur la question institutionnelle, ainsi, il n'est pas étonnant qu'elle fasse preuve d'une grande prudence: Une partie de la gauche revendique le statu quo et le référendum local sur la question a marqué les esprits. Par ailleurs, il y a une attente de réformes économiques et sociales fortes. Toutefois, nous pensons que Ségolène, qui prône le dialogue comme instrument de paix, aura, lorsqu'elle sera élue, la responsabilité d'ouvrir des perspectives nouvelles à la Corse; pas forcément un chantier institutionnel, mais surtout un chantier politique.Voila pour l'espoir qu'elle peut incarner, celui d'une politique plus ouverte et plus mobilisatrice des énergies.
Quant au soutien de dirigeants de gauche à un exécutif de droite sous couvert de statu quo institutionnel, il ne fait aujourd'hui malheureusement plus de doute. C'est la pulitichella, à mille lieues des débats d'idées de présidentielle.
L'esprit démocrate est un think-tank, pas un parti ou un club; encore moins un clan. Librement, nous essayons de faire valoir nos anlyses ou nos propositions et de les soumettre, par ce blog notamment, à l'appréciation des citoyens, à leur réflexion. C travail de fond nous mobilise parce que nous souhaitons redonner une éthique, une noblesse, une utilité à la politique. En Corse, terre de politique, de passion pour la chose publique, on s'enferme trop souvent dans les questions de personne, de rapport de forces, d'intérêts, de fidélités. Nous voulons proposer une autre voie. bien sûr d'autres peuvent avoir cette ambition. Il existe également des sympathies, des connivences intellectuelles, voire parfois une unité de vue. Mais tout celà ne nuit à la sincérité, la liberté et la constance du travail effectué collectivement au sein de l'esprit démocrate. C'est d'aiileurs une des raison de notre audience croissante qui tient à la liberté du ton employé, au sérieux des sujets traités, au langage de vérité et de convictions autant qu'à la volonté de faire de la politique autrement.
F.CASASOPRANA
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