6/09/2006

Moderniser la gestion locale :

Revenu du Maroc où nous débutions la mise en œuvre de l’accord cadre de coopération conclu en février dernier entre la Ville d’Ajaccio et la Commune urbaine de Marrakech, j’ai souhaité réfléchir avec vous sur la coopération décentralisée, cette nouvelle forme de l’action des collectivités territoriales.
Elle n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur ; la polémique et les procès d’intention y trouvent un terrain propice à leur prolifération. Certains esprits médiocres y voient également une occasion de mobiliser les rancoeurs et les crispations, d’encourager la défiance. A Ajaccio, l’équipe municipale doit faire face à ce petit jeu politicien.
Mais il est une réalité : la coopération décentralisée n’est plus seulement le fait d’élus visionnaires, motivés, engagés. Elle est une œuvre collective, assise sur le partenariat, qui sert le développement de la Cité.
Cela s’explique d’une part par des défis qui se généralisent par delà les frontières (environnement, accès aux services de base, cohésion sociale, …), et, d’autre part, par une prise de responsabilités des institutions locales.
Ainsi, à Marrakech, nous nous sommes entendus sur le renforcement des capacités de nos collectivités respectives dans le domaine économique, afin notamment d’œuvrer à une meilleure insertion des publics en difficulté. Concrètement, la mise en place d’un portail internet destiné à promouvoir l’activité des structures, coopératives, entreprises ou associations artisanales a été décidée. De même, un travail spécifique portera, au cours des prochaines semaines, sur les questions environnementales.
Car la responsabilité des pouvoirs municipaux s’accroît pour dessiner un avenir meilleur à leurs populations, mobiliser les ressources et les potentialités, contribuer au développement humain.
Les pouvoirs locaux doivent donc améliorer leur capacité de gouvernance ; ils peuvent y parvenir par l’échange, le partenariat, l’approche par projet et des formes nouvelles de travail collectif.
Bref, n’en déplaise aux grincheux, la coopération décentralisée c’est la modernité ! Et Ajaccio est dorénavant fortement engagée dans ce mouvement.

5 Comments:

Anonymous Anonyme said...

C'est vrai qu'il est temps d'accepter l'idée que nous vivons au coeur d'un ensemble méditerranéen et que nous devons donc travailler avec nos voisins. Ca veut dire les respecter, les comprendre, les accepter aussi. Ca veut dire également qu'il faut que nous acceptions de changer notre façon de travailler. Bref, il faut que nous soyons plus modernes, pour saisir toutes ces opportunités euro-méditerranéennes.

juin 12, 2006  
Anonymous Anonyme said...

Ajaccio est enfin digne de son rang de capitale régionale. Elle se fait aussi Cité où les savoirs humains, les capacités humaines sont mises au service d'un projet collectif.Elle s'affranchit des vieux réflexes, des pesanteurs pour innover et pour tenter d'ouvrir les esprits. C'est un bon exemple car nombreux sont les Corses qui savent se tourner vers l'extérieur pour faire réussir la Corse. Ils sont désormais accompagnés par la puissance ^publique. C'est unbon signe.

juin 12, 2006  
Anonymous Anonyme said...

La Corse et le Maroc travaillant ensemble, voila qui doit faire parler et jaser.C'est courageux de tenter un tel projet. Il va dans le bon sens, c'est à dire qu'il peut faire bouger les choses. C'est effectivement le signe d'une gestion plus audacieuse, plus moderne, d'une méthode nouvelle, en phase avec notre temps.

juin 12, 2006  
Anonymous Anonyme said...

Voilà une excellente inititiative: il faut qu'elle soit un outil de compréhension réciproque et d'ouverture. De tels échanges ne peuvent que permettre une meilleure compréhension réciproque et échanger du savoir et des expériences ne peut jamais être une mauvaise chose. Continuez!

juin 15, 2006  
Anonymous Anonyme said...

Si la coopération, a fortiori les affaires étrangères, sont un pouvoir régalien de l'Etat, il appartient toutefois aux collectivités territoriales de développer une politique de coopération distincte, qui peut s'avérer complémentaire. Il s'agit d'une nécessité pour les collectivités dans la mesure où cet effort de coopération ouvre la voie à la mise en place de vecteurs de progrès, de partage et de croissance. Qu'en outre la coopération procure aux collectivités qui la pratiquent un essor et une reconnaissance internationale quant aux secteurs visés par la coopération. Ainsi, à Issy les Moulineaux avec le Global Cities Dialogue (utilisation des NTIC dans l'espace public). Aujourd'hui, à Ajaccio avec ce formidable accord avec Marrakech qui contribuera à asseoir une économie dynamique et ouverte, ou encore qui permettra de mieux gérer les questions relatives à l'eau et à l'assainissement, mieux qui permet à Ajaccio et Marrakech de préparer une politique méditerranéenne ambitieuse, à l'instar des coopérations insulaires existantes.
Bravo aux initiateurs et aux hommes et femmes qui ont porté et font vivre cette coopération entre Ajaccio et la capitale marocaine.

juin 15, 2006  

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