12/11/2006

Un cri pas forcément ajaccien.

Le "plaidoyer pour une ville sacrée" de Constant Sbraggia se veut un cri d'amour pour Ajaccio; il est avant tout un pamphlet. Il cible l'équipe municipale et lui adresse des reproches vifs, instruisant à charge. C'est un livre politique et, à mots couverts, partisan.
Ce livre propose certes quelques analyses interessantes. Il se veut précis, s'appuyant sur des comparaisons chiffrées, des données actualisées (on découvre ainsi les chiffres du budget 2007 pas encore voté par le Conseil Municipal!). Mais il se perd assez vite dans les confusions, les erreurs manifestes, l'à peu près. D'où vient, par exemple, cette idée que les réseaux sont obsolètes à 100% ?
Bref, si ce livre peut donner à réfléchir, posant un regard politique sur la vie municipale, il n'est pas fait du sel ajaccien que l'auteur souhaiterait incarner. Les Ajacciennes et les Ajacciens sont parfois critiques voire moqueurs, mais jamais méchants.

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Nous retombons dans la critique facile: la municipalité ne peut être tenue responsable de tout.
Il existe un lourd héritage qu'il faut du temps pour remettre en cause et "mieux gérer".
Même si le temps n'est pas extensible à l'infini...

décembre 18, 2006  
Anonymous bebert said...

Constant Sbraggia a voulu un livre pragmatique. S'appuyant sur un certain nombre de données chiffrées et de ratio, il livre une analyse politique qui interpelle. Mais avait-il besoin d'être aussi méchant, agressif. Il souhaite avant tout se poser en donneur de leçons tandis qu'il semblait vouloir être une force d'alternative. Dommage pour lui, et dommage pour la politique avec un grand "P".

décembre 18, 2006  
Anonymous corsican said...

Je ne suis pas d'accord avec toi bébert. Même si je ne me retrouve pas dans les critiques de ce livre, et même s'il ne dessine pas d'alternative viable, je crois que le danger pour la Politique et pour la Démocratie vient plutôt de ces personnes qui voient derrière toute critique une attaque personnelle. Lorsque l'opposition s'exprime, il faut arrêter de s'offusquer, de crier à l'offense personnelle, de se poser en victime. Il faut répondre point par point et jouer le jeu de la Démocratie. C'est ça faire de la politique autrement.
Surtout que pour une fois, la critique, pour facile et rapide qu'elle soit, prenait une forme intelligente, culturellement poussée; on est à mille lieu des tracts habituels ou attaques radiophoniques sans imagination. L'auteur du livre se situe certainement comme un opposant. pas un ennemi. Il faut lui répondre politiquement.

décembre 18, 2006  

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