sur une voie de garage
Sur une voie de garage, c'est peut-être l'avenir qui s'annonce pour la Corse, si l'on y prend garde.
En effet, les négociations ont débuté en vue de l'élaboration des programmes opérationnels européens qui doivent établir la répartition et la ventilation des crédits européens dans chaque région. Ces programmes interviendront, pour la période 2007-2013, en lieu et place des DOCUP. Ils doivent reposer sur une déclinaison régionale des stratégies communautaires. C'est à dire que les autorités locales concernées doivent elles-même élaborer une stratégie d'intervention qui soit en cohérence avec les besoins exprimés par leurs populations d'une part, et avec les grands objectifs européens et nationaux d'autre part. C'est bien là que la Corse est handicapée. Dans les instances régionales, point de vision stratégique de son avenir! Le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, document de référence quant aux politiques publiques à mener sur le territoire insulaire et véritable instrument de définition des politiques publiques, est élaboré dans le plus grand secret. Les quelques orientations révélées s'apparentes à un laisser-faire généralisé, à forte connotation marchande. Comment la Corse pourrait-elle alors imaginer le cadre de son action future? Où est la lisibilité de ses choix, nécessaire à toute contractualisation? Les mêmes questions se posent au sujet des futurs contrats Etat-Région ou de la deuxième tranche de mise en oeuvre du PEI.
Et si les sommes disponibles pour la Corse au titre des fonds structurels diminuent moins que nous pouvions le redouter, la sélectivité des projets potentiellement éligibles est malgré tout accrue. Aussi, plutôt que de se complaire dans le rôle de parent pauvre de l'Union européenne, la Corse devrait présenter une stratégie d'affirmation et rechercher un rôle que sa position centrale en Méditerranée l'incite à tenir.
C'est peut-être ce saut qualitatif que doivent opérer nos élus. alors, la Corse pourra s'engager sur une voie de progrès. Mais il faut pour celà regarder loin, écouter les acteurs du quotidien tout en traçant des perspectives. On est loin de la gestion à courte vue, de la résignation et des petits calculs.
En effet, les négociations ont débuté en vue de l'élaboration des programmes opérationnels européens qui doivent établir la répartition et la ventilation des crédits européens dans chaque région. Ces programmes interviendront, pour la période 2007-2013, en lieu et place des DOCUP. Ils doivent reposer sur une déclinaison régionale des stratégies communautaires. C'est à dire que les autorités locales concernées doivent elles-même élaborer une stratégie d'intervention qui soit en cohérence avec les besoins exprimés par leurs populations d'une part, et avec les grands objectifs européens et nationaux d'autre part. C'est bien là que la Corse est handicapée. Dans les instances régionales, point de vision stratégique de son avenir! Le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, document de référence quant aux politiques publiques à mener sur le territoire insulaire et véritable instrument de définition des politiques publiques, est élaboré dans le plus grand secret. Les quelques orientations révélées s'apparentes à un laisser-faire généralisé, à forte connotation marchande. Comment la Corse pourrait-elle alors imaginer le cadre de son action future? Où est la lisibilité de ses choix, nécessaire à toute contractualisation? Les mêmes questions se posent au sujet des futurs contrats Etat-Région ou de la deuxième tranche de mise en oeuvre du PEI.
Et si les sommes disponibles pour la Corse au titre des fonds structurels diminuent moins que nous pouvions le redouter, la sélectivité des projets potentiellement éligibles est malgré tout accrue. Aussi, plutôt que de se complaire dans le rôle de parent pauvre de l'Union européenne, la Corse devrait présenter une stratégie d'affirmation et rechercher un rôle que sa position centrale en Méditerranée l'incite à tenir.
C'est peut-être ce saut qualitatif que doivent opérer nos élus. alors, la Corse pourra s'engager sur une voie de progrès. Mais il faut pour celà regarder loin, écouter les acteurs du quotidien tout en traçant des perspectives. On est loin de la gestion à courte vue, de la résignation et des petits calculs.

2 Comments:
Tant de régions en Europe connaissent la prospérité, prennent des initiatives, inventent, créent du développement. L'europe les y encourage et les aide. Nous devons mobiliser l'aide de l'Europe et nous en servir pour le développement collectif. C'est vrai qu'il faut pour celà se mettre au travail et préparer l'avenir. Mais nous attendons toujours que la CTC exerce ses compérences et fasse les choix qui s'imposent. Du courage et de l'audace messieurs les conseillers!
La Corse ne va pas fort et ça n'est pas près de s'arranger. Sauf si notre peuple se réveille et change ses habitudes, refuse la facilité, s'exprime sur l'avenir auquel il aspire, accorde sa confiance après réflexion, renouvelle la classe dirigeant essouflée et empétrée dans ses vieux discours et ses méthodes d'un autre âge. mais malheureusement, ce ne sont pas les équipes en place qui susciteront ou favoriseront un tel sursaut. Elles le redoutent. Ou bien peut-être ne perçoivent-elles même pas le besoin de changement, satisfaites de se partager le pouvoir et d'établir des dynasties.
J'espère que la force nouvelle que vous entendez incarner ne se laissera pas séduire par les belles promesses, qu'elle ne se laissera pas flatter, qu'elle demeurera longtemps attachée au travail de réflexion et de concertation, à son esprit d'initiative et d'ouverture, à une certaine prise de risque aussi. mais il ne faut pas tout attendre des autres. C'est à nous aussi de changer et de choisir loin de toute pensée égoïste.
Quelqu'un qui n'espérait plus mais qui veut encore y croire.
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