11/07/2006

où est la gauche ?

Hier, le Conseil Général de la Corse du Sud élisait son exécutif. La tradition républicaine veut que le ou les camps minoritaires ( ceux qui composeront l'opposition au sein de l'assemblée sitôt l'exécutif nommé ) présentent des candidats pour tous les postes. Il s'agit de fixer le rapport de forces issu du vote démocratique et, dans la mesure du possible de constituer un contre-pouvoir ou même une alternative en vue des prochaines échéances. Bref, c'est le jeu démocratique. Mais en Corse, on semble préférer les combinaisons et l'opacité. en effet, la gauche n'a pas présenté de candidat à la Présidence du Conseil Général de la Corse du Sud.
Que cache cette décision? On s'était habitué à la confusion des genres. Dans les années 90, la droite dirigeait cette institution avec le renfort de la gauche. Puis dès 2001, c'était la gauche qui menait l'exécutif avec l'aval de la droite. Désormais, la gauche renonce même à se faire entendre au sein de la collectivité départementale. Peut-on imaginer quelque accord global concernant la gouvernance en Corse: pas de turbulences à la CTC, pas d'opposition au sein du CG2A; Mais en échange de quoi?
Il faut que la gauche se reprenne, cesse les manoeuvres et cherche à incarner une alternative crédible, réellement progressiste en se rassemblant.

11/02/2006

N'ayons pas peur du débat démocratique!


Les primaires au Parti socialiste, en vue de la prochaine élection présidentielle, nous font entrer de plein pied dans la campagne électorale.Il n'est pas trop tôt pour le faire étant donné l'importance de ce scrutin et de la décision qui l'accompagne pour chacune et chacun d'entre-nous. De telles primaires, c'est nouveau en France. les Etats-Unis les pratiquent depuis fort longtemps et ce temps particulier s'intègre bien au processus présidentiel. En Europe, c'est moins courant mais l'Italie, l'an passé, a testé avec réussite: la gauche s'est rassemblée pour se choisir un chef de gouvernement, fixant ainsi l'enjeu des élections parlementaires; c'était Prodi ou Berlusconi.
La France s'y met également. une véritable campagne se déroule au sein du PS. d'aucuns regrettent cette pratique. je pense au contraire qu'elle est d'essence démocratique, ouverte sur la société et je la crois productive; bien plus qu'une désignation en conclave ou par acclamation.Et puis une dynamique se crée autour des principes, des idées, du projet de la gauche progressiste et des personnalités aussi.
Mais faut-il une confrontation entre les candidats en lice? La question agite le PS et même au delà.
J'étais au Zénith de Paris la semaine passée avec notre ami Anton'Maria Battesti. Je ne veux en retenir que l'enthousiasme de ces militants venus écouter les trois candidats afin d'être sûrs de choisir le ou la meilleur pour les représenter.
Manifestement pas d'agression ou de coup minutieusement préparé; donc pas de victime. Un bon débat pour aller au fond des choses.
Alors, il est quand même paradoxal de vouloir en appeler à l'opinion et aux sondages afin de choisir un candidat mais, dans le même temps, de refuser un débat public.
si le prochain candidat socialiste à la Présidentielle doit effectivement sortir de cette primaire avec une dynamique, il doit avant tout songer à la créer.

Voici les trois interventions...à vous de juger